Drapeau européen retiré à Valence : l’hypocrisie, le double discours et le coup de communication raté de Nicolas Daragon
Drapeau européen retiré à Valence : l’hypocrisie, le double discours et le coup de communication raté de Nicolas Daragon

Drapeau européen retiré à Valence : l’hypocrisie, le double discours et le coup de communication raté de Nicolas Daragon

En retirant mardi le drapeau européen de la façade de la mairie de Valence, Nicolas Daragon a voulu créer un électrochoc médiatique. 

Il ne s’agit en réalité que d’un mauvais coup de communication, aussi spectaculaire que mensonger, en totale contradiction avec ses actes politiques réels.

Car pendant que le maire de Valence joue la carte de la provocation symbolique et feint de s’opposer aux dérives libérales de l’Union européenne, son propre camp politique, Les Républicains, siège au Parlement européen au sein du groupe PPE, lequel soutient l’accord de libre-échange UE-Mercosur.

Un accord pourtant dénoncé par les agriculteurs, les écologistes, les syndicats et une large majorité de citoyens, tant ses conséquences seraient désastreuses pour l’agriculture française, le climat et la biodiversité. 

On ne peut pas prétendre défendre les agriculteurs locaux tout en soutenant un accord qui organise une concurrence déloyale avec des productions ne respectant ni nos normes sociales ni nos normes environnementales. 

On ne peut pas dénoncer “Bruxelles” d’un côté, tout en appartenant à un groupe politique européen qui vote pour le Mercosur de l’autre. 

À l’inverse de ce double discours, l’Union de la gauche écologiste et populaire et La France insoumise s’opposent depuis toujours, fermement et sans ambiguïté, à l’accord UE-Mercosur. Nous l’avons combattu hier, nous le combattons aujourd’hui et nous continuerons à le combattre demain, parce qu’il sacrifie nos agriculteurs, aggrave la crise climatique et organise un dumping social et environnemental inacceptable.

Le retrait du drapeau européen apparaît donc pour ce qu’il est : une opération de communication opportuniste, destinée à masquer l’absence de cohérence politique et à tenter de faire décoller une campagne électorale qui, à ce stade, ne décolle pas.

Quand le fond manque, certains choisissent le symbole ; quand la ligne politique est floue, ils choisissent la provocation.

Les Valentinois et les Valentinoises méritent mieux que des postures et des mises en scène. Ils méritent de la clarté, de la cohérence et du courage politique.

L’Union européenne mérite, elle aussi, un débat honnête et une autre orientation :

  • une Europe qui protège réellement ses agriculteurs,
  • une Europe qui agit pour le climat et la biodiversité,
  • une Europe qui refuse les accords de libre-échange climaticides comme le Mercosur.

C’est précisément le sens de l’engagement que je porte, avec l’Union de la gauche écologiste et populaire et La France insoumise, pour les élections municipales à Valence : une écologie populaire, une cohérence entre les paroles et les actes, et le refus des doubles discours.

À Valence comme ailleurs, les citoyennes et les citoyens ne sont pas dupes.

Stéphane Magnin Candidat de l’Union de la gauche écologiste et populaire et de La France insoumise Élections municipales de Valence