Prendre soin de notre santé mentale collective : un enjeu pour Valence

Les chiffres sont sans appel : notre société ne va pas bien. À Valence, le diagnostic du Contrat Local de Santé le confirme : 1 adulte sur 3 présente au moins un trouble de santé mentale, près d’1 Valentinois sur 5 est sous traitement psychotrope. Les arrêts maladie pour épuisement professionnel explosent, les files d’attente chez les psychologues s’allongent – alors même que le nombre de professionnel a été divisé par deux en vingt ans.
Pourtant, face à cette réalité, la réponse reste trop souvent la même : culpabiliser les individus. « Vous devriez mieux gérer votre stress », « apprenez à lâcher prise ». Comme si burn-out et dépression n’étaient qu’affaires personnelles, déconnectées de nos conditions de vie et de travail.
Il est temps de regarder la vérité en face : notre société est malade. Nos rythmes effrénés, la pression permanente, l’isolement croissant, la précarité qui s’installe – tout cela génère une souffrance psychique massive. Pointer du doigt les victimes pour ne pas remettre en cause le système est une impasse.
Et si nous changions de méthode ? La santé mentale n’est pas qu’une affaire individuelle, c’est un enjeu collectif. Nous devons prendre soin les uns des autres, recréer du lien, ralentir le rythme, repenser nos priorités.
La ville peut être un acteur majeur de cette transformation. En développant des espaces de rencontre et de solidarité, en favorisant un cadre de vie apaisé plutôt que la course perpétuelle, en plaçant le bien-être de ses habitants au cœur de ses politiques publiques, Valence peut devenir un territoire où il fait bon vivre, vraiment.
2026 approche, porteur de changement. Un changement qui pourrait faire toute la différence pour notre ville et ses habitants.
Tout le groupe GEP vous souhaite de belles fêtes de fin d’année ainsi qu’une bonne année 2026.