Depuis plusieurs jours, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis-Pierrefitte, subit des attaques racistes d’une gravité inacceptable.
Face à ces vagues de haine, une réaction claire et solidaire de la part des élus de la République est indispensable.
Pourtant, nous déplorons le silence de Nicolas Daragon, maire de Valence et président de l’Association des Maires de la Drôme.
Ce silence est d’autant plus troublant que, membre du parti Les Républicains (LR), il appartient à une formation politique qui a pourtant mis en place par la voix de son président Bruno Retailleau un Observatoire des villes LFI.
Un tel outil, s’il était Républicain, aurait pu servir à dénoncer publiquement ces actes racistes et à soutenir Bally Bagayoko dans cette épreuve.
Au lieu de cela, le mutisme de M. Daragon laisse un vide préoccupant, qui risque d’alimenter l’impunité et la division.
Nous, élu.es du groupe Gauche Écologiste et Populaire, interpellons Nicolas Daragon : où est la solidarité qu’il doit aux Maires des autres communes ?
Pourquoi ce silence face à la haine raciale qui frappe un élu local ?
La République exige que tous les élu.es, quelle que soit leur appartenance politique, se dressent fermement contre le racisme et la haine.
Nous appelons Nicolas Daragon à sortir de son silence, à soutenir publiquement Bally Bagayoko et à agir concrètement pour protéger la dignité et la sécurité des élu.es victimes de telles violences.
Jimmy Levacher, Malika Kara-Laouar, Stéphane Magnin
